Comme une mémoire invisible
Un seuil que l’on ne parvient pas à franchir.Une empreinte enfouie qui limite notre pleine harmonie. C’est cette intuition qui m’a menée à la rencontre de Gérard Quilliou, fondateur de MCES Corporel, une approche qu’il nomme la posturologie mémorielle. Une méthode qui m’a convaincue d’une chose essentielle : toute recherche sérieuse de bien-être et de beauté, telle que nous la pratiquons dans les spas et les instituts, gagnerait à intégrer cette dimension… à condition d’en comprendre la profondeur et de s’y former avec rigueur.
Mais avant toute théorie, il y a l’expérience. Et je l’ai vécue.
Une approche globale et incarnée Je suis accueillie par le maître des lieux, dans une sorte d’institut consacré à l’équilibre énergétique à travers la posturologie et les mémoires qui l’impactent. La salle de soin s’ouvre devant moi : bols chantants alignés comme des gardiens sonores, diapasons thérapeutiques, dispositifs de technologies énergétiques, lampe diffusant des ions négatifs… Un univers familier pour qui travaille avec l’énergétique, mais ici étonnamment cohérent, chaleureux, incarné.
Nos désordres physiques et psychiques sont souvent la trace accumulée de ce que nous avons vécu
Je m’installe face à lui. Très vite, il m’explique ce qu’est la posturologie mémorielle: une lecture fine des déséquilibres corporels et posturaux, reliés à des mémoires émotionnelles anciennes, parfois inconscientes, qui entravent notre vitalité et notre bienêtre. Gérard Quilliou explique avec clarté comment certaines mémoires émotionnelles, anciennes et inconscientes, s’inscrivent dans le corps, perturbant posture, vitalité et équilibre intérieur. Son discours est précis, humain, sans dogme. Son explication est limpide, intelligente, profondément humaine. On comprend immédiatement comment certaines expériences de vie, certains chocs ou émotions non digérés ont pu s’inscrire dans le corps, générant douleurs, fatigue, mal-être…Il parle avec passion, mais sans dogme. Avec précision, mais sans lourdeur.
Mais qui est cet oiseau rare ?
Son parcours surprend. Tout commence, pour lui, par le maquillage, qu’il considère déjà comme une voie de bien-être.
Non pas pour masquer ou travestir, mais pour révéler. Pour accompagner l’éclosion extérieure d’une beauté intérieure.
Peu à peu, il s’interroge : qu’est-ce qui empêche cette révélation ?
Cette question l’entraîne vers un virage radical : il devient spécialisé dans un domaine très précis de la prothèse
dentaire. En travaillant sur la mâchoire, l’équilibre de la bouche et du visage, il observe quelque chose de fondamental:
certaines gouttières, conçues pour relâcher les maxillaires, transforment non seulement le visage… mais tout le corps.
Posture, respiration, tensions émotionnelles: tout est lié. De là naît une compréhension plus globale: nos désordres
physiques et psychiques sont souvent la trace accumulée de ce que nous avons vécu. Et la mâchoire n’est qu’une porte
parmi d’autres.
Mon expérience
Vient le temps du diagnostic.Une petite pince est posée sur le lobe de mon oreille. Sur l’écran face à moi, apparaissent des courbes, des variations, une cartographie subtile de ce qui entrave mon harmonie. Je pose des questions sur les courbes et ce qu’elles révèlent. Il m’explique que chez moi, ce sont des expériences passées qui ont laissé des traces émotionnelles et qui ont résonné sur le corps. Par exemple, le stress peut générer certaines tensions récurrentes.Je suis frappée par la justesse des informations. Puis, je m’allonge. Aujourd’hui, ce sera une séance de sonothérapie, car je suis personnellement sensible à la vibration sonore. Quelques questions sur mes réactions face à la musique, au bruit, au silence, lui permettent de déterminer ce qui me convient. Je suppose également que son expérience lui permet de ressentir ce qui est bon pour autrui. Gérard pose différents bols de métal sur mon corps et les fait chanter. Les vibrations pénètrent profondément, traversent les tissus, apaisent le mental, recentrent l’esprit. Une détente intense s’installe. Une clarté intérieure aussi. À un moment très précis, une évidence s’impose: je sais ce qui est important pour moi. Et ce que j’ai à faire. Sans effort. Sans lutte. Viennent ensuite les diapasons thérapeutiques, appliqués sur la tête, le plexus solaire, les pieds. La séance dure près d’une heure. Lorsque je me relève, je me sens alignée. Physiquement. Psychiquement. Je rentre chez moi dans un état de paix rare, profond, durable. Je comprends à demi-mot qu’il utilise d’autres instruments «thérapeutiques», mais, pour aujourd’hui, je me contente de ce que je viens de recevoir.
Et nous, professionnelles du bien-être ?
En l’écoutant, je pense à nous. À vous. Que pouvons-nous faire de cette approche, dans le cadre qui est le nôtre ?
Nous ne sommes pas médecins. Nous oeuvrons dans un univers dédié à la beauté et au bien-être. Et cette méthode ne
s’apprend pas en deux week-ends. Je lui pose la question de la transmission.
La réponse est claire: oui, des formations sont en cours de mise en place, pour transmettre cette approche avec sérieux,
éthique et profondeur.
Durée et prix
Diagnostic et traitement postural et mémoriel: 1h30, 140€.
MCES – Posturologie mémorielle, 9 rue Fenoux, 75015 Paris.